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Intermédiaire Savons particuliers 15 min de lecture Mis à jour le

Savon saponifié à chaud (SAC) à la mijoteuse, étape par étape

La saponification à chaud, c’est la saponification à froid avec le feu allumé. Vous cuisez la pâte jusqu’à ce que la saponification soit terminée, si bien que tout ce qui entre ensuite ne rencontre jamais la soude : vous choisissez l’huile qui reste huile, et les parfums et additifs délicats vont dans un savon fini plutôt que dans une pâte caustique.

Trois épais savons saponifiés à chaud au dessus rustique et texturé, à côté d’une coupelle de beurre de karité et d’un pichet d’huile d’olive, sur un fond vert profond

En bref

  • La saponification à chaud est la même réaction que la saponification à froid ; la chaleur l’achève en une heure environ au lieu d’un jour ou deux.
  • Cuisez en position basse jusqu’à ce que toute la cuve soit devenue translucide, comme de la vaseline. Cela se juge à l’œil, pas avec la langue.
  • Une huile gardée de côté jusqu’après la cuisson reste de l’huile : c’est vous qui choisissez le surgraissage. Le calculateur calcule la soude sur les autres huiles.
  • Mettez plus d’eau qu’en saponification à froid, environ 2,5 fois le poids de la soude, et du yaourt ou du lactate de sodium si vous voulez que le savon s’étale dans le moule.
  • Les savons peuvent s’utiliser sans danger une fois pris, mais ils ont encore besoin de quatre à six semaines sur une grille pour devenir des savons durs et durables.
Sur cette page

Le savon saponifié à chaud commence exactement comme le savon saponifié à froid : peser, préparer la solution de soude, mixer jusqu’à la trace. Puis, au lieu de couler la pâte dans un moule et d’attendre, vous la cuisez. Dans une mijoteuse en position basse, la réaction qui prend un jour ou deux dans un pain saponifié à froid s’achève en une heure environ. Ce guide donne une recette complète avec les chiffres du calculateur, la méthode, et la façon de reconnaître à l’œil la fin de la cuisson.

Ce qui change par rapport à la saponification à froid

La chimie ne change pas. La même soude rencontre les mêmes huiles, et la chaleur ne fait qu’accélérer la réaction. Ce que nous imaginons comme la savonnerie d’autrefois, un chaudron sur le feu, était une forme de saponification à chaud. Cuire la pâte change trois choses en pratique.

Le savon est sans danger dès qu’il a pris. La soude est consommée dans la cuve, pas pendant la journée qui suit, dans le moule.

Tout ce qui est ajouté après la cuisson ne rencontre aucune soude. Une huile incorporée à ce moment reste de l’huile : vous choisissez donc quelle huile constitue le surgraissage. Les parfums qui feraient prendre en masse une pâte saponifiée à froid, et les additifs que la soude brûlerait ou décolorerait, vont à la place dans un savon fini.

Le savon est épais et rustique. Le savon cuit ne se coule pas ; il se met à la cuillère et se tasse dans le moule, et les savons ont un aspect texturé et rustique que n’ont pas les savons saponifiés à froid coulés.

Ce qui ne change pas, c’est le danger. Tant que la cuisson n’est pas terminée, la pâte est caustique, et en saponification à chaud elle est en plus assez chaude pour ébouillanter.

Ce qu’il vous faut

Tout ce qui figure sur la liste de la saponification à froid, plus de quoi cuire.

Une mijoteuse avec une position basse et un couvercle est le plus simple, parce que vous pouvez surveiller le savon et le remuer. Choisissez-la assez grande pour que la pâte ne la remplisse pas plus qu’à moitié environ : le savon peut gonfler en cuisant. Grosso vérifie avant de commencer : elle remplit la cuve d’eau jusqu’au volume des huiles, de la soude et de l’eau réunies, et veut au moins 5 cm (2 in) de marge au-dessus. Comme le reste de votre matériel de savonnerie, elle ne doit jamais retourner à la cuisine. Une casserole en inox avec couvercle, dans un four réglé entre 77 et 82 °C (170 et 180 °F), convient aussi ; elle chauffe plus régulièrement que la plupart des mijoteuses, mais elle est plus difficile à surveiller.

Il vous faut aussi du film alimentaire, à poser sur la cuve sous le couvercle pour que moins d’eau s’échappe, et un moule à pain ou à plaque. Le savon cuit est trop épais pour se tasser proprement dans de petits moules à empreintes détaillées.

L’eau, et garder le savon étalable

Le savon cuit perd de l’eau et durcit en refroidissant, et plus il est épais, plus il est difficile de le mettre dans le moule sans poches d’air. La saponification à chaud emploie donc plus d’eau que la saponification à froid : environ 2,5 fois le poids de la soude, contre environ 2 fois pour une recette à froid typique. Dans le calculateur, choisissez le rapport eau : soude et réglez-le sur 2,5. Certains savonniers gardent de côté un cinquième de cette eau et l’incorporent après la cuisson, ce qui assouplit le savon juste au moment où il est le plus raide.

Quatre ajouts rendent le savon cuit nettement plus fluide :

  • Lactate de sodium, 1 cuillère à café pour 454 g (1 lb) d’huiles, incorporé en fin de cuisson, où Fisher trouve qu’il rend le savon beaucoup plus fluide. Il rend aussi les savons durs plus tôt. Pour 1000 g d’huiles, cela fait 14,5 g de la solution habituelle à 60 %.
  • Yaourt nature, 1 cuillère à soupe pour 454 g d’huiles, incorporé après la cuisson. Pour 1000 g d’huiles, 33,8 g.
  • Glycérine, 1 cuillère à soupe pour 454 g d’huiles, incorporée après la cuisson, où Grosso trouve qu’elle aide le savon à couler dans le moule. Pour 1000 g d’huiles, 41 g.
  • Le lait, comme partie du liquide, ou réchauffé et incorporé après la cuisson, comme dans notre savon au lait de chèvre et au karité saponifié à chaud : ajouté à ce moment, il ne rencontre jamais de soude fraîche et les savons restent pâles.

Entrez le lactate de sodium et le yaourt dans le calculateur, et il compte l’eau qu’ils apportent dans l’eau de la recette, en la retirant de la solution de soude : avec les deux, 323,2 g au lieu de 358,7 g. Le total ne change pas. Une partie arrive simplement après la cuisson, quand le savon est le plus raide, ce qui revient à garder de l’eau de côté.

Réchauffez tout ce que vous ajoutez après la cuisson, et réchauffez aussi vos cuillères et vos spatules. Un ajout froid fait figer le savon chaud autour de lui.

La recette

Voici le savon du quotidien à l’huile d’olive, de coco et de palme, dont 5 % de l’huile d’olive est remplacée par du beurre de karité, qui attend la fin de la cuisson. La soude est calculée sur les trois huiles de la cuve, avec une réduction de soude de 1 %, et le karité devient le surgraissage.

Ingrédient Poids Part des huiles Quand
Huile d’olive 350 g 35 % Dans la cuisson
Huile de coco 300 g 30 % Dans la cuisson
Huile de palme 300 g 30 % Dans la cuisson
Beurre de karité 50 g 5 % Après la cuisson
Hydroxyde de sodium 143,5 g Dans la solution de soude
Eau 358,7 g Dans la solution de soude

D’après le calculateur : 1000 g d’huiles, saponification à chaud avec le beurre de karité coché pour après la cuisson, une réduction de soude de 1 % sur la cuisson, et l’eau à 2,5 fois la soude (une solution à 28,6 %). La fournée pèse 1502,2 g avant parfum ou yaourt.

Le calculateur place le surgraissage du savon fini à 5,3 %. Ses indices de qualité sont : dureté 47, pouvoir lavant 21, douceur 49, mousse bulleuse 21 et mousse crémeuse 26, avec un indice d’iode de 50 et un INS de 162 : un savon ferme et polyvalent. Si vous préférez ne pas utiliser d’huile de palme, le classique sans palme se cuit de la même façon ; cochez l’huile que vous voulez comme surgraissage.

Cuisez-le vous-même. Avec le beurre de karité réglé pour après la cuisson, le calculateur demande 143,5 g d’hydroxyde de sodium et 358,7 g d’eau pour 1000 g d’huiles.

L’ouvrir dans le calculateur

Pourquoi cuire avec une réduction de 1 % plutôt que 0, alors que le karité est là comme surgraissage ? Parce que les huiles varient. Le contrôle de plage du calculateur porte sur les huiles de la cuisson, et il indique que, selon la place de vos huiles dans leurs plages de saponification, la cuisson peut aller d’un excès de soude de 2,8 % à un manque de soude de 4,5 %. Comptez le karité, et le savon fini se situe entre 1,7 et 8,6 % de surgraissage, jamais du côté de l’excès de soude. Cuisez à 0 %, et le pire cas tombe à 0,7 %, ce qui laisse peu de marge. Dans les deux cas, quand la cuisson tourne avec un excès de soude, la soude en trop trouve le karité et en transforme une partie en savon, et c’est l’une des raisons pour lesquelles on ne peut pas garantir qu’une huile ajoutée après la cuisson reste de l’huile.

Lire la cuisson

Le savon saponifié à chaud montre où il en est par son aspect. Les changements vont de l’extérieur vers l’intérieur, parce que le savon au contact de la paroi chaude cuit en premier. Les savonniers nomment les stades d’après ce à quoi ils ressemblent (compote de pommes, purée de pommes de terre, vaseline), mais ce ne sont que des repères approximatifs, et toutes les fournées ne les montrent pas tous.

Les bords d’abord. Dans les 15 à 20 premières minutes, une bande de savon le long de la paroi devient brillante, translucide et un peu plus foncée, alors que le centre est encore opaque et crémeux.

Une mijoteuse de savon en cours de cuisson : une bande brillante et translucide le long de la paroi et un centre opaque et crémeux À mi-cuisson : translucide sur les bords, encore opaque au centre. Ramenez les bords vers le centre et continuez la cuisson.

Il monte. Le savon peut gonfler et mousser. S’il dépasse environ deux fois son volume de départ, le feu est probablement trop fort : rabattez-le en remuant et, si vous le pouvez, baissez le feu.

Il devient raide et grumeleux. À mesure que le changement gagne l’intérieur, toute la masse épaissit en quelque chose comme une purée de pommes de terre, avec des plages translucides et opaques côte à côte. Ramenez les bords vers le centre à chaque vérification, pour que la fournée cuise régulièrement.

Il devient clair et brillant. Enfin, toute la masse est translucide, brillante et un peu élastique, comme de la vaseline. La cuisson est terminée. Dans une mijoteuse en position basse, cela prend en général une heure environ, mais les mijoteuses varient, et la durée aussi : les recettes de Grosso prévoient trois heures en position basse, avec une vérification toutes les 30 minutes.

Une spatule chargée de savon saponifié à chaud entièrement cuit, uniformément translucide et brillant comme de la vaseline Cuit : translucide de part en part, sans traînées opaques ou crémeuses quand vous le retournez.

Vous pouvez savoir que c’est cuit sans goûter. Retournez le savon à la spatule et regardez ce qui remonte du fond et du centre : si vous voyez des traînées opaques et crémeuses, il lui faut plus longtemps. Si de l’huile se rassemble en surface ou que du liquide suinte, la fournée s’est séparée : remuez bien et continuez la cuisson. Dans le doute, donnez-lui 15 minutes de plus. Prolonger un peu la cuisson d’une fournée terminée ne fait que la dessécher un peu.

La méthode

  1. Préparez-vous. Mettez lunettes, gants et manches longues. Pesez chaque ingrédient, faites sortir enfants et animaux de la cuisine et réglez la mijoteuse en position basse pour qu’elle chauffe.
  2. Préparez la solution de soude. Versez l’hydroxyde de sodium dans l’eau, jamais l’eau sur la soude, et remuez jusqu’à dissolution. Elle devient très chaude et peut dépasser 90 °C (194 °F). Laissez-la refroidir quelques minutes ; la température à laquelle vous la mélangez aux huiles compte beaucoup moins qu’en saponification à froid, tant que les deux sont sous 77 °C environ (170 °F).
  3. Faites fondre les huiles de la cuisson. Faites fondre les huiles d’olive, de coco et de palme dans la mijoteuse. Gardez le beurre de karité de côté.
  4. Mixez jusqu’à la trace. Versez la solution de soude dans les huiles et mixez au mixeur plongeant jusqu’à ce que la pâte atteigne la trace (le guide de la trace montre à quoi la reconnaître). Une pâte bien émulsionnée risque moins de se séparer en chauffant.
  5. Couvrez et cuisez. Posez du film alimentaire sur la cuve, mettez le couvercle et cuisez en position basse. Vérifiez toutes les 15 à 20 minutes, mais ne soulevez pas le couvercle plus que nécessaire : à chaque fois, chaleur et eau s’échappent.
  6. Ramenez les bords. À chaque vérification, ramenez les bords translucides vers le centre et rabattez la mousse.
  7. Cuisez jusqu’à ce que tout soit translucide. Continuez jusqu’à ce que toute la fournée ressemble à de la vaseline, comme décrit plus haut.
  8. Ajoutez les extras. Coupez le feu. Incorporez le beurre de karité, qui fond dans le savon chaud, ainsi que le yaourt et le lactate de sodium si vous en utilisez. Laissez le savon refroidir sous 82 °C environ (180 °F), puis incorporez le parfum et la couleur éventuelle.
  9. Remplissez le moule. Mettez le savon dans le moule à la cuillère, en le tassant dans les coins, et tapez le moule sur le plan de travail pour chasser les poches d’air. Texturez le dessus avec le dos d’une cuillère.
  10. Démoulez, coupez et laissez curer. Une fois le savon refroidi et raffermi, souvent en quelques heures et à coup sûr le lendemain, démoulez-le et coupez-le en savons. Laissez-les curer sur une grille pendant quatre à six semaines.

Après la cuisson : surgraissage, parfum et couleur

Le surgraissage. Garder une huile de côté ne fonctionne qu’en saponification à chaud. En saponification à froid, l’essentiel de la soude n’a pas encore réagi à la trace : une huile ajoutée à ce moment devient du savon avec le reste, et le surgraissage est un mélange de tout ce qui se trouve dans la casserole. Après une cuisson à chaud, l’huile ajoutée reste de l’huile, du moins pendant un temps. Choisissez-en une qui se conserve : les graisses saturées et mono-insaturées durent le plus longtemps, si bien que le karité, le beurre de cacao, l’olive, l’avocat et le tournesol oléique sont de bons choix, et que les huiles riches en acide linoléique comme le chanvre et le pépin de raisin n’en sont pas. Le guide du surgraissage explique le calcul.

Le parfum. La chaleur fait partir le parfum : laissez donc le savon refroidir sous 82 °C environ (180 °F) avant de l’ajouter, et incorporez-le vite, car le savon durcit en refroidissant. Certains livres conseillent de choisir pour la saponification à chaud des parfums dont le point d’éclair dépasse 66 °C environ (150 °F). Le point d’éclair est une donnée de sécurité incendie, la température la plus basse à laquelle un liquide dégage assez de vapeur pour s’enflammer, et il ne dit pas à quelle vitesse un parfum s’évaporera d’un savon chaud. Tout parfum perd davantage quand le savon est plus chaud au moment de l’ajout, et les huiles essentielles d’agrumes, les plus volatiles, s’estompent les premières. Le guide du parfum traite des quantités et des limites.

La couleur. Mélangez d’abord les colorants à un peu d’huile ou d’eau tiède, pour qu’ils se répartissent sans traînées dans le savon épais. Pour un swirl, répartissez le savon cuit dans des récipients chauffés et colorez chacun ; il faut faire vite, avant que le savon durcisse. Grosso traite chaque couleur comme une petite fournée à part, préparée pendant que le savon cuit. Elle colore une petite portion et la retravaille dans sa part, puis met les couleurs dans le moule à la cuillère, en blocs ou en bandes, et y passe une baguette jusqu’au fond. Elle estime à environ une chance sur deux qu’un colorant qui échoue en saponification à froid survive à la saponification à chaud, et trouve qu’il faut moins de colorant.

Mise en moule et cure

Les savons saponifiés à chaud ont un aspect rustique et texturé, et mieux vaut composer avec que lutter contre : un dessus en vagues, une texture à la cuillère, quelques plantes séchées parsemées. Si vous voulez des savons plus lisses, ajoutez le yaourt ou le lactate de sodium, gardez l’eau à 2,5 fois la soude, et travaillez vite pendant que le savon est chaud.

Démoulez quand le savon a refroidi et raffermi. Les savons peuvent alors s’utiliser sans danger, parce que la cuisson a consommé la soude, mais ils ne sont pas encore à leur meilleur. Le savon saponifié à chaud est d’ordinaire fait avec plus d’eau que le savon à froid, pour rester fluide, et il met au moins autant de temps à sécher. Laissez curer les savons sur une grille, à l’air de tous côtés, pendant quatre à six semaines, plutôt six avec l’eau supplémentaire de cette recette, et pesez-en un de temps en temps : quand son poids cesse de baisser, il est prêt. Le guide de la cure en dit plus.

Quand ça tourne mal

Des grumeaux et des morceaux plus pâles dans les savons. Les bords ont cuit plus vite que le centre. La prochaine fois, ramenez les bords vers le centre à chaque vérification.

Trop raide pour entrer dans le moule. Trop peu d’eau, ou trop d’eau évaporée à la cuisson. Mettez l’eau à 2,5 fois la soude, gardez le film alimentaire sous le couvercle, ajoutez du yaourt ou du lactate de sodium, et réchauffez tout ce que vous ajoutez.

Il s’est séparé dans la cuve. Un problème de mélange, facile à corriger : remuez pour le ramener ensemble et continuez la cuisson.

Il est sorti de la cuve. Le feu était trop fort ou la cuve trop pleine. Rabattez-le aussitôt en remuant et baissez le feu.

Le parfum est faible. Le savon était trop chaud quand le parfum est entré. Laissez-le refroidir davantage la prochaine fois.

Recettes à essayer

Toutes les recettes

Sources

Les notes sur ces sources sont sur la page anglaise, dans les termes vérifiés sur chaque document.

  1. The Complete Photo Guide to Soap Making . David Fisher, Creative Publishing International , 2018.
  2. The Everything Soapmaking Book, 3rd edition . Alicia Grosso, Adams Media , 2013.
  3. A Hot Process Soap Tutorial: How to Hot Process Soap in a Crockpot . Modern Soapmaking .
  4. Curing soap . Classic Bells, Soapy Stuff .
  5. Superfat . Classic Bells, Soapy Stuff .
  6. 29 CFR 1910.106(a)(14), Flammable liquids: definitions . US Occupational Safety and Health Administration .